|
Madame Mbaranga Gasarabwé, Coordonnateur Résident du Système des Nations Unies et Représentant Résident du PNUD au Mali , a rendu hier mardi 27 avril 2010, une visite de courtoisie à Me M’Bam Diatigui Diarra, Médiateur de la République.
Mme Gasarabwé a salué le parcours de l’avocate et de la militante des droits de l’homme, particulièrement son passage dans le Système des Nations, dans des pays alors confrontés à des crises très aigues, comme le Tchad, le Burundi ou la Guinée Bissau.
Avant de lui adresser ses félicitations pour le choix porté sur elle par le Chef de l’Etat, pour conduire les destinées d’une institution qui œuvre pour la défense des droits de l’homme. Elle en a profité pour saluer également l’immense travail abattu par Amadou Toumani Touré pour le compte des Nations Unies, en sa qualité de Médiateur. Comment s’étonner alors de trouver au Mali un pays de paix et de stabilité ? La récente présentation du Projet de Réformes politiques pour la Consolidation de la Démocratie au Mali par le CARI, le Comité d’Appui aux Réformes Institutionnelles, a levé toutes les équivoques sur la volonté du Chef de l’Etat de respecter la Constitution du 25 févier 1992 qui demeure le fondement de l’organisation des pouvoirs publics au Mali. Seulement, les insuffisances et les lacunes constatées dans la pratique institutionnelles seront corrigées. Pour ce qui est de la relecture de la loi 97-022 du 14 mars 1997, un renforcement des pouvoirs du Médiateur de la République est prévu. Il donnera à l’institution la possibilité de prendre l’avis de la Cour Suprême sur des questions de droit ou pour la violation d’un droit fondamental ou d’une liberté publique. Le Médiateur pourra aussi intervenir en équité et même prendre en charge l’organisation de l’Espace d’Interpellation Démocratique. De belles avancées en somme, qui viennent conforter les ambitions de l’AMP-UEMOA, l’Association Médiateurs des pays de l’UEMOA qui compte s’investir même dans le règlement de certains conflits communautaires ou sociaux. Ou pour faciliter la circulation des hommes et des biens dans l’espace communautaire. Ou encore pour faciliter les formalités et les coûts d’inscription des étudiants étrangers dans une quelconque université de la zone UEMOA. Me M’Bam Diarra a ainsi entretenu son hôte des démarches entreprises auprès du Président en exercice de l’UEMOA, Amadou Toumani Touré qui a donné des assurances quant à son engagement pour défendre la cause des médiateurs auprès de ses Pairs Chefs d’Etat.
Madame Mbaranga Gasarabwé a également eu des explications sur le sens de l’intervention du Médiateur de la République dans la vulgarisation du Code de la Famille et de la Personne auprès de toutes les composantes de notre société. Il s’agissait pour la militante des droits de l’homme, de désamorcer une situation de tension qui reposait beaucoup plus sur l’ignorance et la désinformation que sur un rejet systématique du Code. La position du Médiateur était justement de ne pas prendre de position, mais de donner l’information juste sur les articles litigieux. Le bureau s’apprête aujourd’hui à distribuer gratuitement des brochures et des documents audio traduits dans les différentes langues nationales.
Les deux personnalités ont eu une convergence de vue sur bien d’autres questions, particulièrement sur la nécessité de former les hommes de média en droits humains, ou l’absolue nécessité pour l »administration de répondre aux correspondances. Elles se sont quittées dans une atmosphère très détendue en promettant de se revoir bientôt.
La Cellule Communication |